L'Etranger

J'aimerais être dans ce coin de soleil

Je deviens froide comme la mort et vide comme l’enfer, oui pour moi l’enfer est un concept de néant, de vide, la pire chose qui soit pour notre âme. Un macchabée au vapeur noire, je n’arrive pas à arrêter la cigarette, pourtant mon infirmier me l’a vivement conseillé avec une ferveur incroyable, on aurait dit qu’il avait connu dans sa famille un décès suite au cancer du poumon. A vrai dire les deux paquets qu’il me reste me vienne d’un homme, celui de 41 ans, une sorte de présent empoissonné destiné à me faire baiser avec lui.
Au final il cache bien son jeu, mon amie Mélissa le nomme le pigeon, mais je pense que c’est plutôt moi la pigeonne dans cette histoire. Il m’a même fait des massages l’autre jour, tout en me disant que si je n’étais pas d’accord je n’avais qu’à dire non. Merci à toi (ironie), je fais des choses malsaine car je suis malsaine pour l’humanité.

Néanmoins je vais reprendre ma prépa le 22 janvier et avant j’ai un stage d’une semaine, tout est prévu c’est bon mais je ne suis pas satisfaite, ce n’est pas ce que je veux. Je pense que si tout cela rate je me laisserais mourir de faim ou j’avalerais tout mes médocs, pourquoi pas les deux. Je prévoie ma mort depuis tellement longtemps qu’elle devient un mirage, jamais je n’aurais le courage, à tout les coups ça sera une tentative de suicide raté ou rien du tout, du vide et encore du vide.
Je suis peut être déjà morte pour détester autant les gens.

Je me répète sans cesse qu’il faut que je positive, mais je n’arrive pas à changer mes pensées, j’ai l’impression d’être faite que pour des choses mauvaises. Je n’arrive pas à sourire au gens, je suis mal à l’aise devant ça. Je suis la parfaite rabat-joie et je ne fais que me culpabiliser, je ne sais pas comment arrêter.
On me répète des choses simple que je n’entends pas, de me créer un bulle protectrice, de prendre du recul, de relativiser devant les gens, mais c’est impossible pour moi.

J’aimerais être celle d’avant, pourquoi j’étais si heureuse ? Car je réussissais dans mes études, dans la musique, dans mes relations avec mes amis, avec ma famille. J’assumais qui j’étais pleinement, j’étais fier de moi dans la rue, mon dieu que ça me peine d’écrire ça.

Bien à vous, bien à moi.