L'Etranger

L'orage gronde à ma porte

J’ai rencontré le chrétien de Nantes ce matin, on s’est donné rendez-vous devant Monoprix, il ne fait pas trois bises mais deux bises, il mâche sans arrêt un chewing-gum menthe, il a sans cesse besoin de toucher un objet avec ces mains, il porte la Bible dans son sac mais malgré tout je l’apprécie bien.
C’est un homme qui est tombé en dépression nerveuse a cause de son boulot, ça ne fait pas de lui quelqu’un de fragile. Il m’a raconté des histoires sur son ex, qu’elle buvait trop d’alcool et menait une vie malsaine selon lui. S’il apprenait quelle est ma vie, il tomberait des nues. Il sait pour mon coma éthylique a mes 16 ans, pour la drogue l’année dernière, mais pas pour les hommes qui détruisent ma vie. Celui du passé et celui présent.

Demain il veut me revoir dans mon village, après Dimanche il s’en ira dans ces contrées nantaises.

L’après-midi j’ai vu mon infirmier, il a raconté ma vie a la stagiaire infirmière devant moi, j’avais accepté. Puis il m’a dit que ce n’était pas envisageable que je reprenne des études en Septembre… On a aussi beaucoup discuté de mon père, qu’il m’avait vu dans le même idéalisme que moi, et qu’il tombait maintenant des nues… En revanche il ne m’a pas reparlé de la famille d’accueil mais plutôt d’un logement payé par l’hôpital psychiatre, je pourrais ainsi être suivie par une infirmière et peut être, être en communauté. Ce n’est qu’un projet, ce n’est pas sûre du tout.

Bien à vous, bien à moi.
Merci a toi pour ton message dans mon courriel, je ne peux pas y répondre car sinon mon prénom et nom de famille s’affiche.