L'Etranger

Pour une fois la joie

Toute ces analyses, l’hôpital, l’échographie ont été négative ! Je n’ai rien, un foie, une vésicule biliaire et des reins en parfaite santé, c’est une chance !
Ce matin je retourne une dernière fois chez le docteur mais après cela, c’est finis !

Maintenant je vais faire de belle chose avec mon corps, la cuisine, du sport, du dessin, je vais lire, peut-être reprendre seule le yoga, en faite je vais profiter de ce ''réel'' au maximum.

Depuis quelques temps j’ai l’impression d’être dans un jeu, que tout ce qui m’entoure n’est qu’artifice destiné à satisfaire les pantins de cette société. J’aime y jouer parfois, dans la salle d’attente il y a ces revues, dehors on met des boutiques comme dans les jeux, il y a des obstacles parfois, puis je ne sais pas, plus rien n’a l’air réel.

Des petites choses le sont, quand je donne de l’argent ou a manger à sans-abris, les sourires ne trompent pas.
Lorsque je lis, je suis transportée dans un monde qui me semble plus ordonnée qu’ici.
Mon chat me semble complètement juste, à profiter de la nature, à dormir, à ne pas travailler, s’amuser et vivre c’est merveilleux.

Le monde qu’on me propose est plein de petites choses inutiles, pourquoi as t-on toujours l’obligation d’être occupée ? Peut-être est-ce là mon malaise ?

Hier j’ai lu dans la rue pendant 1 heure et demi, un livre dur Vous n’aurez pas ma haine, d’Antoine Leiris. A sa fin, j’ai décidé de rester sur mon banc, mais déjà en face des jeunes me fixés, ça m’agaçait, je me suis sentie obligée d’appeler une amie pour justifier mon vide sur ce banc.

Quoi qu’il en soit, j’ai l’impression d’être heureuse, je vais rester dans ma ville natale et redevenir bonne. Je vais travaillé et faire de mon mieux. Je vais profiter de la solitude que m’offre mon village, une fausse solitude étant donnée que je verrais mon père chaque jours et que j’ai la possibilité de voir en ville mes amies d’enfance.

Bien à vous, bien à moi.