L'Etranger

Une organisation de la matière qui n'existe pas en tant qu'entité indépendante

Sans autrui on disparaît, seule on est vraiment plus sûre d’être. Au fil des générations c’est empirique pour au final ne plus rien signifier. Aujourd’hui on ne se retrouve plus mais on continue d’exister sous couverture. Plus d’inconnus pour rejeter le temps.
Je fais également partie de ce courant mais jamais complètement immergée. Oui. Je me sens disparaître, par mes choix le temps revient. Une disparition immortelle. L’humanité rejetterait-elle la vie ?

Je me retrouve encore dans les yeux de mon père, je suis quelque part au fond, figée dans mon enfance. C’est une vision innocente et douce.

Maintenant la quête d’autres repères, sans la société ce n’est plus facile. Je me tourne vers la nature mais rien. Mon vide dans du vide. Une exception à la règle : l’eau.

Dehors je ferme les yeux, mes paupières se teintent de rouge sous ce soleil, je sens la chaleur, il est vrai qu’on se sent bien. J’essaye d’accepter mes pensées, d’écouter le silence autours de moi.

La solitude se fait velours mais surtout trompeuse. Je ne ris pas seule, je pense qu’au fond nous avons tous besoin de rire, c’est une belle chose.

Bien à moi.